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Quand je demande où se trouve la librairie française, on me donne le nom, l’adresse, le plan détaillé (vous sortez du métro, vous prenez à droite. quand vous arrivez devant la pharmacie, vous prenez la première à gauche. Là vous passez devant une pizzeria, un magasin de chaussure, une banque et un immeuble. Et vous y êtes. Il sera marqué « librairie française ». Vous poussez la porte et vous vous dirigez dans les rayons. Ça ira ? ». euh… jpense.
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On me donne aussi le nom et le numéro de portable de la responsable de la librairie qu’on a prévenue de mon arrivée.
- Quand je demande une assiette et un couvert pour mon studio, je me retrouve à manger des pâtes russes au concentré de tomate dans des assiettes en porcelaine de Limoge aux armes de la République avec des couverts en argent, aux armes aussi. Idem pour les tasses.
- Quand je rentre chez moi, un gendarme m’interpelle « hep hep hep ma ptite dame, où est-ce qu’on va comme ça ? » (l’utilisation de la troisième personne du singulier est de rigueur. Ça doit être l’influence de la grammaire russe. Ou pas.) Pas vraiment un avantage, mais on se sent protégée.
- Le style néo-russe de ce palais de brique rouge est étouffant de corniches et colonnes a l’exterieur. Heureusement quand je rentre je retrouve avec joie le classissisme à la francaise et les tapisseries des gobelins. ouf ! cela avait failli me manquer.
- Quand je réponds à la question « où habites-tu », j’ai généralement le droit à « Ah oui ! (silence). Pas mal ! »
- Il y a toujours de la lumière et une caméra dans la cour. Au cas où une bande de tchétchènes assoiffés de sang, drogués et le poignard aux dents voulait voler mon sac. C’est un peu l’image qu’on se fait des tchetchenes en lisant les journaux russes.
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Si je demande un supermarché pour aller acheter de quoi me faire un ptit dej digne de mon argenterie, on m’indique un magasin suisse ou l’on trouve exclusivement des denrées importées. Impossible de trouver un miel ou une confiture normaux : tout vient d’Europe, tout est “fait a la main”. Honteuse de ressortir sans rien acheter, je repars avec un bout de pain a 2 euros.
- Baignoire, eau chaude, chauffage, téléphone, internet, café, thé et jus de pomme. Tout ça à volonté ! Luxe !
Hélaaas, trois fois hélas (ce qui nous fait 4 hélas, plus celui-ci, 5), cela s’achève ce week end. Direction le dortoir russe, à 1h12 du centre de Moscou. Joie ! enfin des aventures !

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