Le cafe Margarita a ouvert ses portes il y a 15 ans, sur la place de l’etang des Patriarches. Un endroit aux allures europeennes, aux dimensions a taille humaine et au charme incontestable. La promenade autour de ce petit etang borde de marroniers est l’une des favorites tant des moscovites que des petits francais du coin qui ont l’impression de se retrouver a la maison.
C’est un endroit d’autant plus attirant qu’il est le decor des premiers chapitres du roman mythique de Boulgakov, le Maitre et Marguerite.
Le Cafe Margarita (on a maintenant compris d’ou venait son nom) est un endroit chaleureux, qui accueille des musiciens tous les soirs. On ne parle que pendant les pauses, sous peine de se faire rabrouer par le pianiste (exceptionnel ce pianiste).
C’est la que nous nous sommes retrouves, Sacha, Alissa, Dario et moi. Le tableau vaut la peine d’etre brosse :
Sacha a appris le francais apres avoir termine ses etudes. Il a passe un an en France (a Lyon ! quelle idee…), ce qui lui suffit pour maitriser notre langue. Depuis il y retourne chaque ete, pendant 3 mois. Cette annee il n’a pas pu, trop busy. Il travaille pour la petite boite russe qui a cree le dernier ne des wiki : www.wikimapia.org, un google map revu a la sauce de Wikipedia : a vous de commenter les lieux et de planter vos petits drapeau numeriques.
Alissa est franco-americaine. Ex championne de patin a glace, elle a appris le russe en s’entrainant avec son partenaire bielorusse. Aujourd’hui elle travaille pour le Moscow Times, quotidien moscovite en anglais, assez utile pour comprendre ce qu’il se passe autour de vous… http://www.moscowtimes.ru/ . Il dispose, en plus, d’un agenda culturel tres exhaustif.
Dario quant a lui est mi-anglais, mi-italien. Apres ses etudes a Oxford et son passage oblige dans la City, il est venu faire le journaliste pour l’AFP et est sur le point de publier un livre sur les boulangeries en Russie.
De ce diner, il ressort que les violons couvraient trop le piano, que Vlad pourrait bien revenir au pouvoir apres les 4 ans de son dauphin, que le vouvoiement chez les russes est de rigueur dans les relations professionnelles et que la France et la Russie finalement s’aiment beaucoup, ce que confirmera la prochaine visite de Nico a Vlad.
Et que, quand meme, la musique sauvera le monde.
j’ai longtemps parouru les pages de votre blog, j’aore