Le flou total… nous sommes plongés dans le flou.
Le schéma climatique en ce moment c’est : neige épaisse durant la nuit, (ravissement du matin, ça ne loupe pas), fonte pendant la journée, et traîtres flaques d’eau, gel la nuit suivante, dangereuse patinoire le lendemain. La randonnée vers le métro se transforme en une marche aux pas réduits par les disparités du terrain glacé sous nos pieds.
C’est un peu « Martine la chinoise se rend au métro à Moscou ».
Les sujets de conversations favoris traitent donc du fameux hiver d’il y a deux ans, où le thermomètre avait atteint -35. On vous le sert à toutes les sauces, à vous, pauvre bleu, qui ne savez pas ce que c’est. « ah oui, mais nan, là c’est pas le vrai hiver. Il y a deux ans, on a eu -35 ! tu te rends compte ! et j’y ai survécu. »
La première fois, vous entendez ça au mois d’août, vous ouvrez de grands yeux, mi-envieux (woaw ça c’est l’aventure) mi-surpris, en vous demandant comment vous réagiriez si ça devait vous arriver.
La deuxième fois, en septembre, vous vous dites… tiens j’ai déjà entendu ça quelque part… but where ?
La troisième fois, au mois d’octobre, vous ne pouvez plus le sentir cet hiver 2005, et vous attendez impatiemment l’hiver 2007 pour avoir quelque chose à leur répliquer à ces anciens.
Et la quatrième fois…. Fin février. Les températures n’ont pas été plus loin que -15. Votre chance est passée, vous êtes condamné à passer un deuxième hiver à Moscou pour pouvoir, vous aussi, déclarer que « vous connaissez les vrais hivers russes ».
Pareil ici, normal on est pas bien loin… Neige un jour sur deux, fonte le lendemain, gel la nuit, +2-3° le jour… Et moi qui voulais voir la Baltique gelée
Souvenirs d’un correspondant de Reuters de l’Hiver 2006. C’est autre chose que les mulots ça…
MOSCOU (Reuters) - La “douceur” relative du climat russe cet automne a pour effet de retarder le début de l’hibernation des ours qui, rendus insomniaques, errent dans les forêts du sud-ouest de la Sibérie et terrorisent les habitants de la région.
“A cause des conditions climatiques, les ours n’ont pas commencé leur hibernation à l’heure”, explique Tatiana Maslova, l’une des responsables de l’agence régionale de l’environnement dans la ville de Kemerovo, à environ 3.500 km au sud-est de Moscou.
“Nos équipes s’assurent qu’il n’y ait pas de dégâts pour les cultures et chez les habitants”, dit-elle, précisant que chaque bout de terre était surveillé par un inspecteur.
Pour survivre lors de leur repos hivernal prolongé, les ours prennent jusqu’à 180 kg et passent ainsi les mois qui précèdent à dévorer tout ce qu’ils peuvent.
“A l’heure actuelle, il y a assez de fourrage, ils ne provoquent donc pas de dégâts”, a dit Maslova.
“Ceux qui ont le plus besoin de protection sont les chasseurs qui, maintenant que la chasse est ouverte, traquent oiseaux et lièvres et se retrouvent exposés à l’appétit des ours”, a-t-elle ajouté.
Les habitants de la région de Kemerovo, normalement recouverte de neige à pareille saison, ont vu leurs arbres bourgeonner pour la seconde fois cette année au cours des derniers jours, rapportent les médias russes.