Archive for October, 2007

La vodka debarque !

Vodka Russe en FranceLa standard debarque

Voici ce qui risque de debarquer tres bientot dans votre station de metro parisienne favorite.

Le producteur russe de la Vodka Russkii standard (reconnue comme etant la meilleure ici), s’apprete a envahir le marche francais. Elle se trouvera face a de gros concurrents (en matiere d’alcool, on n’est pas non plus des debutants) mais aussi sur un marche qui a cru de 17% en 2006…

Pour info le type a l’origine de cette boite est Tatare, il s’appelle Roustam Tariko et est a la tete d’une fortune de 1,9 milliards de dollars. Age de 44 ans, il est, selon Forbes, le 410eme homme le plus riche du monde, et sa bio semble etre tiree d’un conte de fee ecrit pour Rockefeller. Voir l’article de Forbes

Accrochez vous, le vent frais de la Russie va faire tourner les tetes des ptits francais !

Advertisements

Les caprices de Catherine

TsaritsinoL’anti-americanisme des russes ne fait que croitre, et commence a depasser en moyenne l’aversion qu’ont les francais envers les americains, ce qui vous donne une idee de l’ampleur du phenomene.

Et pourtant… nous detestons le plus souvent ceux en qui nous retrouvons nos plus grands defauts (oui la morale cachee de ce post est “aimez vous les uns les autres”). Ainsi les russes, n’ayons pas peur des generalisations, imitent sans le savoir le legendaire bon gout des americains.

Un petit tour au parc de Tsaritsyno, dont les renovations viennent d’etre achevees, vous en convaincra. C’est a l’origine une batisse voulue par la Grande Catherine 2, pour batifoler avec ses amants. Un premier architecte a bati un premier palais. Mais Catherine, qui n’en etait pas a son premier caprice puisqu’elle comptait deja a son actif un assassinat de mari et un autre palais detruit (celui de Kolomenskoe), l’a trouve moche et l’a fait detruire. Elle nomme un deuxieme architecte pour construire un deuxieme palais.

Manque de chance, elle est morte avant meme que les travaux aient commences. Pas d’imperatrice, pas d’travaux; pas d’travaux, pas d’palais. Pas d’palais…pas d’palais.
Marie en chaussons bleus devant un buffet en plastiqueLes moscovites ont donc laisse en plan l’palais. Ce que nous visitons aujourd’hui est un bout, (assez imposant le bout quand meme), agremente de fausses ruines (pas encore compris l’utilite), d’un musee ou l’on trouve en vrac un ours empaille, un lapin empaille, un loup empaille, des habits “d’epoque”, des photos du tsar a la chasse, des tables faussement dressees avec des mets en plastique, et une exposition de photo de couchers de soleils (sic).

Dehors, les allees sont en dalles blanches et roses a la maniere d’Eurodisney et des jeux d’eau sont censes egayer la promenade en dansant sur des musiques en format MIDI qui vont de Let it be a Besame mucho.

Triste a mourir. Cependant les glissades dans le palais, sur les patins obligatoires en sac plastique bleu, valent peut-etre le detour. Ca nous a fait notre apres-midi a Marie et moi.

Fashion week a Moscou

Du 24 au 29 octobre a lieu la “Fashion Week ” Moscovite. Critiquee par tous et percue comme le temple du mauvais gout au point que les grands stylistes russes se refusent a y participer, on peut quand meme y passer un bon moment.. Entre les mannequins de 10 metres de haut, les looks plus divers et haut en couleur les uns que les autres, et les stars moscovites en pagaille, de nous inconnues mais de la foule adorees, en voici un avant gout :

 bil00-moscou-automne.jpg

Fashion Week a Moscou. Gostnii Dvorbil2-fashion-week.jpgbil3-lunettes-noires.jpgle designer star qui ne se sentait plus d’emotion. des sels ! vite !petits argentsLe beau mec et la choucrouteLes annees 80 a l’honneurbill111-flou-artismique.jpgcouple de bottespetite marieede l’autre cote de la barriereFashion victims 

   

Petites fleurs urbaines

billielumiereurbaine.jpgMoscou est une ville ou on se sent plus en securite qu’a Paris. Mais Moscou est une capitale, avec son lot d’ennuis propre a une densite de population elevee, tout comme son lot de petites fleurs urbaines.

 Marie et moi sommes sur notre marche d’escalator, a deviser sur la maniere la plus efficace de changer le monde : la guerre, l’amour, ou l’art (question ouverte). Un jeune homme passe a cote de nous, un specimen russe assez rare puisqu’il est un grand, brun et aimable…Il averti Marie que son sac est ouvert, et continue son ascencion.

Le temps pour Marie de decouvrir qu’il n’y a plus ni portefeuille, ni passeport, ni telephone et elle se lance a sa poursuite, gravissant 4 a 4 les marches de ces escaliers geants.

Quant a moi je reste sur ma marche…et Marie est simultanement remplacee par un type bedonnant et essoufle, qui se poste devant les 3 filles derriere moi : “Militzia”. L’une d’elles tente de fuir, il la retient d’une main ferme. Je suis bouche bee par l’efficacite de l’affaire.

Toujours postee sur mon petit bout de territoire, je les observe. 3 petites tziganes, a la main agile et aux yeux noirs qui en disent long sur leur malice. Le regard sur, elles semblent avoir l’habitude.
En haut de l’escalator nous attendent le collegue du type en civil, en uniforme lui, Marie et son sauveur, qui a un faux air de Jesus.

L’une des tziganes est emmenee dans une petite piece sombre, d’ou sortent au compte goutte roubles, euros, telephone, passeport et portefeuille.

La police laisse les tziganes partir, Marie retient son sauveur. A mieux l’observer, il est l’equivalent de Marie, en male. Le regard doux, l’attitude avenante, l’apparence boheme a l’occidentale, mais tout ca en russe. Il lui propose d’aller se promener.

Marie a a faire, mais elle le rappelera…

De retour

billie24oct.jpgRetour quelque peu chaotique qui commence aux aurores pour ne pas rater le vol Low Cost de la compagnie Germanwings, compagnie qu’en passant je vous recommande. Des tarifs si petits qu’on pourrait passer a cote faute de credibilite (AR Moscou-Cologne 70 euros TTC) et un enorme avantage sur Ryan Air : l’equipage ne vous considere pas seulement comme du betail qui monte dans un fourgon.
Avion vide, equipage aimable et atterrissage sans fausses notes au milieu des nuages russes, si epais et si bas qu’un canal aurait pu se perdre.

Notre pilote allemand, lui, ne s’est pas perdu, ce qui m’a permis d’arriver a bon port, au bout neanmoins d’un periple de trois heures en transports en commun moscovites, dont les principales etapes furent : Minibus from the airport – metro – meme metro dans l’autre sens (ce qui arrive quand on se trompe de terminus, erreur non fatale, mais qui rallonge considerablement la duree d’un voyage) – mon metro – le bon, le vrai, le solide – et un dernier minibus ou je paie mon trajet de 20 roubles en billet de 1000 roubles. Je suis revenue dans ma chambre avec une enorme liasse.

Dans ma chambre ou m’attendaient…. 3 nouvelles colocatrices. Leona, Camilla, et Rita. Deux theques, une autrichienne.

Nous sommes donc dorenavant 5 a nous partager les 3m2 de salle de bain et les deux petits bureaux.

Rita est dans ma chambre. Elle est la pour un an et a un faux air de Angela dans The Office (version americaine). Comme Angela, elle est du style Ordonnee. Tres ordonnee. Quand elle est entree pour la premiere fois dans la chambre – sa chambre- elle a d’abord pali. Puis, prenant son courage a deux mains, elle a pris mon tas de trucs (vetements, seche-cheveux, jeu de cartes, livres et autres brols) qui gisaient sur son lit, pour les transferer sur le mien, a juste titre d’ailleurs.

Je ne sais pas combien de temps elle tiendra.

Pendant ce temps la, dans la cuisine, un chinois fait bouillir ses balles de ping-pong. Welcome back.

 www.germanwings.com

Lisez le !

dieux-que-la-terre-est-triste-le-soir.jpgLisez-le ! Lisez-le, ne serait-ce que pour ce paragraphe, qui arrive apres  un roman rocambolesque, petris de pitreries sataniques, de chats ventiloques, de situations absurdes, de magie noire, de moquerie, d’intelligence cynique et petillante, de couleurs sombres, bordeaux, acier, noir, de velours et de volupté.

Une satire drole et acide sur la lachete du genre humain, où l’auteur, un instant, capte l’immensite de l’eternite :

” O Dieux ! Dieux! Comme la terre est triste le soir ! Et que de mystères dans les brouillards qui flottent sur les marais! Celui qui a erré longtemps dans ces brouillards, celui qui a beaucoup souffert avant de mourir, celui qui a volé au-dessus de cette terre en portant un fardeau trop lourd, celui-là sait. Celui-là sait, qui est fatigué. Et c’est sans regret, alors, qu’il quitte les brumes de cette terre, les rivieres et les étangs, et qu’il s’abandonne, le coeur léger, dans les bras de la mort en sachant qu’elle – et elle seule- lui apportera la paix.”

Le Maitre et Marguerite.  Passage dicté en 1940 par Boulgakov sur son lit de mort à sa femme.

I ♥ Moscow

moscou-029-copie.JPG

COUCOU !

moscou-030-copie.jpg