Archive for the 'Uncategorized' Category

Best of moteurs de recherche

Ou comment certains d’entre vous atterrissent sur ce blog completement par hasard. Bienvenus a vous, pelerins de l’information ! 

mariage hongrois au 18ème siecle  (voila… tout a fait le sujet de notre blog)
les habitants de bermuda gens
comment ouvrir un restaurant en russie (pas sur que vous aillez trouve ce qu’il vous fallait sur ce blog, mais prevenez moi quand vous l’ouvrez, ca m’interresse)
nouvelle grammaire hongroise (la Hongrie est a la mode, qu’on se le dise !)
apprennez la russe (n’oubliez pas d’apprendre le francais aussi)
striptease podium disco  (…)
moscou filles (no Comment, merci les gars)
lieu de debauche moscou (idem)
jeunes filles ivres  (idem)
comédia del arté + photographie d’arle (un peu plus a l’ouest, un peu plus au sud…)
a
ssouline moscou (Le prendrai-je comme une comparaison ? fatale vanité…)
nombre de fois visiter de la cathedrale (autant que vous voulez, c’est souvent gratuit. c’est bien quand meme.)
style pour les homme 2008 (des bottes ! et apparentes je vous prie)
Photo de groupe de jazz (ah… faudra voir plus loin)
choucroute belge ( ??? je connaissais le waterzooie, mais la choucroute belge, jamais entendu parler )
une femme assez sur un homme (chacun sa ration !)
roule dans certains vieux films français (oui, oui… mais la tout de suite, le nom m’echappe. dommage.)
moins de cafards en hiver (tout a fait d’accord. C’est quand la manif ?)
charles autheman (quelle popularite…)
œufs
mariage 2007 paris 10 ème (pas le mien en tous cas)
Langue des signes Belge (LOL … pour passer outre l’accent belche une fois ?)
que mange les russe (leurs enfants ?)
cherche francophone a moscou (voila…qui cherche trouve, c’est la magie de google)
photo d’une choucroute (decidemment)
dessin d’une choucroute (encore !)
richesse introduction (n’hesitez pas a me donner des nouvelles de l’introduction de votre richesse )
femmes bottées de cuir noir (mieux que le chat botte)
mon enfant de 5 ans manque de maturité (aie… qu’est ce que ce sera a 7 ans…)
verbe espacer a l’imparfait (j’espaçais, tu espaçais, il espaçait, nous espaçions…. y’a qu’a demander)  

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Winter time

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Librairies Moscovites

Non loin du métro Tchistie proudi se trouve le fameux club Bilingua, qui fait café et librairie,  tout en vendant dans le même bâtiment des vêtements tendance hippy cheap. L’atmosphère studento-artistico-intello de ce café est bien connue de la jeunesse estudiantine moscovite. Les tables sont en bois, la lumière chaleureuse et feutrée, le parquet est vieilli et les murs sont recouverts de livres de la salle principale jusqu’à la mezzanine. Orientation très culturelle, courants postmodernes privilégiés, on y vend quelques unes des dernières publications de Taschen. L’idée est de choisir l’un des ouvrages sur les rayons, et de s’asseoir sur l’une des petites tables de la mezzanine, et de lire, au milieu des intellos solitaires qui n’ont pour seuls compagnons qu’un cendrier débordant de mégots et 3 tasses de cafés vides.

Des concerts ou des débats ont lieu régulièrement. Le service est très lent. On n’est pas chez les intellos pour rien.
Bilingua, Moscow, Krivokolennyi per. 10, build. 1, M.Chistye Prudy

La librairie Respublica a ouvert ses portes il y a un peu plus d’un an sur la Tverskaia-Iamskaia, et s’est depuis multipliée aux quatre coins de la ville. Dans un Moscou surchargé de librairies, il manquait le concept store branché. Un endroit ouvert toute la nuit, où l’on trouve tout ce qui est à la mode : Ipod, gadget électroniques, jeux vidéos des années 80 pour le snobisme, les dernières version des carnets de note Moleskine, etc. L’ambiance y est très acidulée, les couleurs sont fluorescentes, les néons éblouissants. Respublica se remarque et pose sa marque.

La librairie dispose bien évidemment de son café, au deuxième étage, petite pièce toute rose dotée de poufs et de tables basses. Chose plus rare, on y trouve également une salle de cinéma et un petit studio.

Des présentations d’auteur ou des petits concerts sont régulièrement organisés dans l’une des boutiques.
Bookshop “Respublika” Address: Moscow, Pervaya Tverskaya-Yamskaya st., 10. metro “Mayakovskaya”

L’hiver peut donner envie de se replonger dans un bon vieux classique du XIXème français. L’endroit incontournable devient alors la librairie Pangloss. Créée par Emmanuel Durand pour promouvoir la langue française en Russie, la librairie se trouve près du Kremlin. Le désordre est convenable. Dans le fond de la pièce, un petit canapé, sur lequel on peut feuilleter des quotidiens français en retard de quelques jours, tente d’ajouter une touche de convivialité. La plupart des clients sont des francophones : étudiants, professeurs, expatriés. L’intérêt pour les expatriés francophones tient à la présence de nombreux ouvrages sur la Russie en français. On y trouve également toute l’actualité littéraire mais peu de guides sur Moscou.

Le Brésil à Moscou

« Queiro falar pra voce quanto eu sou feliz de ver uma esposiçao sobre o meu amigo, o grande Oscar Niemeyer aqui em Mosca. Oscar é um homem com grande talente, que sempre admirou a Russia ». 

Entendre un brésilien parler au milieu de Moscou c’est comme prendre un leite de coco sur une plage à Deauville. On y est presque, et même si on y est pas, ce n’est pas grave, on s’y croit.

Au vernissage consacré au génie de l’architecture brésilien, qui fête cette année ses 100 ans (et qui n’est pas mort, je tiens à le souligner), le Brésil était présent. Les sourires et la joie de vivre ont remplacé l’humeur maussade, la cachaca a remplacé la vodka (personnellement ch’uis pas contre), et deux accents chantants se rencontrent. Une bonne soirée, et une expo intéressante, pour ceux qui lisent le russe. Elle n’est en effet quasiment constituée que de grands panneaux explicatifs, en russe, et de quelques maquettes.

Le clou du spectacle était le T.shirt de l’un des organisateurs, sur lequel était apposée une bande, et sur cette bande défilait en continu le texte « Oskar Niemeyer ». Un T.Shirt électronique quoi. Ça, ça m’a pas mal intriguée. L’a-t-il fait faire pour ce grand jour ? Fait-il de la pub pour son pote ingénieur à lunette qui vient de déposer le brevet ? Veut-il lancer une mode ? est-ce l’équivalent de mon manteau rouge (i.e l’accessoire sans lequel on se sent invisible et inutile) ? Je n’sais pas… je n’sais pas, mais ça pose des questions comme qui dirait.

Exposition Niemeyer au MYAR, du 17 décembre 2007 au 17 janvier 2008

  

La porte russe

Apprendre le Russe, c’est comme se donner la clé qui ouvre sur l’univers infini russe. Sauf que cet univers infini est très, très bien gardé. Outre la croisade que représente l’acquisition d’un visa, la porte « langue russe » est lourde. Très lourde.  

Au bout de 3 mois vous arrivez à peine à l’entrouvrir, et vous en êtes fier ! He he, maîtrise de l’accusatif, du génitif et de l’aspect des verbes, pardon mais ce n’est pas donné à tout le monde.

Votre porte est entrouverte, de votre lorgnette vous apercevez des titres de romans, vous entendez de loin quelques bouts d’opéras et percevez quelques bribes de commentaires politiques.

Quand soudain, un russe passe. Chance ! vous dites-vous, parce qu’au fond, il n’y a que lui qui peut vous l’ouvrir cette satané porte. Vous tentez votre chance et lancez quelques mots dans sa langue natale.  Et là, et ça ne loupe pas, c’est de l’ordre du phénomène récurrent, le russe en question, gentil ou pas, vous renvoie systématiquement la porte a la figure, vous la claque au nez et la referme a double tour.

A ce moment là, vos radeaux de sauvetage sont ces français, belges, anglais, italiens qui sont là depuis 10 ans (il y en a beaucoup, j’ai l’impression que dans ce pays, on reste ou 1 an ou 10 ans, pas d’entredeux), et qui parlent, pour la plupart, couramment. On évite à tous prix l’exemple inverse du français là depuis 10 ans qui n’aligne pas un mot (y’en a beaucoup aussi…). Ils vous redonnent du courage, un ptit coup de cognac, et c’est reparti. Vous vous y replongez de plus belle, jusqu’au passage du prochain russe et ainsi de suite.

 La seule bonne nouvelle dans tout ça, c’est que tout à coup, sans vous en rendre compte, vous avez chaque fois entrouvert la porte un peu plus…

Mozart et l’Italie dans un perexod

L’avenue Tverskaya est obscure ce soir. Les horodateurs places au dessus des metros indiquent 20h00, il fait nuit depuis plusieurs heures, la neige tombe faiblement, elle a eu le temps de se transformer en boue. Moscou n’est pas tres joyeuse ce soir. Une bonne partie du monde l’accuse de dictature, sovietisme, mafia… Il fait sombre, froid et humide.

 Je descend dans un perexod (prononcez pirirhod-passage souterrain) pour traverser cette avenue a 6 voies, quand s’eleve, de ce passage illuminé, une voix cristalline. je descends les marches, la voix se rapproche, se fait plus forte. Une femme est la, seule, en manteau de fourrure blanc, faisant les cents pas et chantant l’air “Voi che Sapete” des Noces de Figaro. La voix soprano est douce, enjoleante, elle est chaude comme une nuit d’été italienne. Le temps de quelques secondes, je suis a Verone, a l’opera, l’air est doux, les couleurs sont celles d’un tableau de Raphael,  les derniers rayons chaud du soleil couchant caressent les pins parasols… Le perexod se termine, la voix s’eloigne, je suis obligee de passer mon chemin.

Passee de l’autre cote de l’avenue, l’enchantement a fait place au concert des klaxons des ladas et aux glissades souvent rocambolesques des passants sur les trottoirs…

Emplie d’Italie et d’odeurs toscanes, je file telle une ombre dans cette avenue humide qui recele tellement de secrets.

                         Voi Che Sapete” – Le Nozze di Figaro – Mozart

Voi che sapete

che cosa è amor,

donne vedete

s’io l’ho nel cor.

Quello ch’io provo

vi ridirò;

è per me nuovo,

capir nol so.

Sento un affetto

pien di desir,

ch’ora è diletto,

ch’ora è martir.

Gelo, e poi sento

l’alma avvampar,

e in un momento

torno a gelar.

Ricero un bene

fuori di me.

Non so ch’il tiene,

non so cos’è.

Sospiro e gemo

senza voler,

palpito e tremo

senza saper.

Non trovo pace

notte, nè dì,

ma pur mi piace

languir così.

Vio che sapete

che cosa è amor,

donne, vedete

s’io l’ho nel cor.

Un dimanche en datcha 2

A notre grand soulagement, la datcha de notre ami est traditionnelle, toute simple et pleine de charme. Elle date de 1924, date russe historiquement chargée, et n’a qu’un étage. Le rez-de-chaussée est assez haut de plafond, la pièce la plus vivante et la plus chauffée est la cuisine. Le premier étage est bas de plafond et une seule pièce y est chauffée, grâce au chauffe-eau de la cuisine. Un charme rustique et authentique qui plait aux petites européennes que nous sommes, mais que Dima, notre hôte, a hâte de faire détruire et remplacer par une bâtisse plus vivable et pratique.

Nous partons nous promener le long de la rive de la Moskova, qui, ici,  prend des airs de petite rivière de campagne sarthoise de nous bien connue.

Le paysage est désolé. Une longue plaine s’étend devant nous et s’arrête devant une forêt de conifères, masse qui coupe l’horizon dont la couleur oscille entre le vert et le noir. Un troupeau de chevaux profite de l’espace et ajoute un peu de vie au tableau. La nature a cédé devant l’hiver, la plaine est brunâtre, brûlée par les premiers gels, les arbres sont nus et courbés et, depuis les rives, la glace commence son opération de recouvrement.

De notre côté de la rive, c’est une autre histoire : le terrain qui appartenait au haras a été racheté au début de la perestroika, par une banque. La plaine qui longeait la Moskova, et où Dima allait jouer enfant, est vendue. Nous avons encore pu en profiter et faire une jolie promenade animée par une conversation mi-russophone mi-anglophone. Seule une petite dizaine de maisons-palais a déjà été construite, elles ont déjà toutes une jolie histoire : le propriétaire de la grande brune derrière ses hauts murs a été descendu à la kalachnikov quand il sortait de l’office de la cathédrale dont vous apercevez les coupoles dorées au loin, la maison d’en face, avec son architecture asymétrique, n’a plus de propriétaire : celui qui l’a fait construire a été envoyé en prison en Sibérie ; l’autre, avec des petites harpes en bas relief sur les murs, est celle d’un fanatique de musique, et la plus grande est celle d’un homme qui l’avait fait construire pour son fils, mais celui-ci est mort l’année dernière.

Dans la plaine derrière cette mini cité, tous les 100 mètres, nous tombons sur des panneaux « propriété privée, chantier prévu ».  Quel roman ce sera dans 10 ans, lorsque cette lande sauvage aujourd’hui peuplée de quelques bouleaux chétifs mais résistants, sera entièrement construite de maison-palais de brigands !